Bonnes Pratiques Ecologiques des Labs

Guide Poster

LA PLACE DES FABLABS DANS L’ACTION ÉCOLOGIQUE

Un Fablab est une communauté où des usagers d’horizons sociaux, culturels et professionnels variés et aux compétences et savoirs divers peuvent interagir techniquement et socialement. Un jardin quant à lui est un lieu diversifié, où tout acteur de l’écosystème, humain ou non humain, contribue, par ses techniques et ses capacités à créer des communs. Nous voulons mettre en lumière la symbiose possible de ces deux « entités-Mondes ».

Les Fablabs permettent de sortir du rôle de consommateur passif et de devenir acteurs, créateurs, diffuseurs de nouvelles pratiques plus respectueuses de l’écologie et de l’environnement. La maîtrise du prototypage rapide est une manière de s’émanciper du consumérisme, par la réparation d’objets ou la conception de dispositifs dont le design encourage des pratiques environnementalement vertueuses. Ces lieux permettent également d’éviter de fabriquer dans des usines des objets standardisés en grande série : on y travaille à optimiser la fabrication, en construisant de manière distribuée, en offrant des plans et des manières de faire pour produire à proximité, au volume le plus juste, des objets adaptés aux besoins et usages locaux, en limitant les transports et en créant des emplois localement. Un peu comme dans un potager où on consomme une production de ressources locales de petites séries en circuit court et où on revalorise les restes, les rebuts et les chutes, où on replante ses graines et où on régénère le sol avec du compost pour répondre aux besoins des autres végétaux.

Dans nos espaces de co-construction (qu’il s’agisse de bricolage ou de jardinage), la communauté se questionne, apprend à mieux comprendre les enjeux de la transition climatique. On réfléchit aux matériaux utilisés, à leur utilisation optimale, à leur durabilité, aux sources de leur approvisionnement plus ou moins éloignées et à leurs substituts locaux possibles. Pour certains matériaux, on étudie comment les réutiliser ou la manière de les recycler « proprement ».

Toutes ces actions ont pour but de promouvoir collectivement de nouveaux usages, de nouvelles habitudes, une meilleure appréhension des effets des transformations climatiques et surtout, une capacité collective à trouver des solutions / remèdes indispensables contre l’angoisse et le sentiment d’être submergés par une catastrophe inévitable. En « ouvrant la boîte noire » de nos appareils électroménagers, dans un atelier de co-réparation par exemple, les Fablabs permettent de prendre certains problèmes écologiques par un autre bout, plus en profondeur. Il est ainsi possible de comprendre que la construction de notre appareil a été réfléchie en « mode jetable » et pas pour une utilisation pérenne. Il n’est pas nécessaire d’être technicien pour être sensibilisé à la question de la réparabilité et faire un choix plus éclairé lors de ses prochains achats en favorisant des objets plus durables. Les plus ambitieux se lanceront dans la réparation et en aideront d’autres à réparer et à réfléchir à leur mode de vie ou à leur consommation d’eau et d’électricité.

Les outils et le partage de connaissances que l’on trouve dans les Fablabs peuvent également permettre à chacun, par une démarche d’essais-erreurs, et par l’émergence d’innovations bottom-up, de construire une solution, modeste ou complexe, à une problématique rencontrée localement. Ils peuvent également faciliter des démarches pour domotiser sa maison et mesurer la consommation d’une série d’appareils par exemple, mesurer différents composants de l’air (CO2, pollution aux particules fines), ou installer des panneaux solaires photovoltaïques… et permettre ainsi de voir concrètement les conséquences de nos consommations et de nos usages.

Ce type de pratiques permet également de prendre conscience des enjeux économiques et des conséquences des choix stratégiques du passé : le tout nucléaire français, quelle que soit l’utilité de cette technologie et les affinités qu’on a à son égard, a nourri le fantasme d’une énergie peu chère et infinie et a eu pour conséquence un retard en matière d’isolation et d’efficacité énergétique. Un regard plus large permet de voir que d’autres pays explorent d’autres sources d’énergie comme le solaire thermique ou la méthanisation. Chacun peut se saisir d’une partie du sujet, que ce soit au bord de la fenêtre de sa cuisine, d’une salle de classe, ou dans son jardin, en y attirant des insectes et des animaux par une augmentation de la biodiversité, à travers le compostage pour nourrir la vie du sol, et en poussant la démarche encore plus loin en produisant sa propre nourriture ou ses propres matériaux.

La multiplicité des spécialités de chacun des rédacteurs ayant participé à ce guide apporte, par ces fiches d’animations ou d’ateliers pédagogiques, autant de manières de comprendre comment, qui que nous soyons, nous pouvons être acteurs de la sauvegarde de notre planète.

Les sujets et connaissances techniques et scientifiques écologiques évoluent constamment. Sur l’ensemble des lieux de notre réseau, tous n’ont pas forcément l’expérience, le temps ou les moyens de suivre ou de s’y adapter en continu. L’objet de ce guide est donc de nous donner collectivement des jalons pour ne pas systématiquement réinventer la roue, ne pas faire un pas en arrière et rester bloqués sur ce qui existe déjà.

Il s’agit également, en plus de la veille assurée par le GT, de rassembler des exemples permettant d’éviter les images d’Épinal, de critiquer de manière constructive les « éléphants blancs » plus coûteux que bénéfiques, et d’aider à déconstruire certaines idées reçues.

POURQUOI CE GUIDE ?

Les sujets et connaissances techniques et scientifiques écologiques évoluent constamment. Sur l’ensemble des lieux de notre réseau, tous n’ont pas forcément l’expérience, le temps ou les moyens de suivre ou de s’y adapter en continu. L’objet de ce guide est donc de nous donner collectivement des jalons pour ne pas systématiquement réinventer la roue, ne pas faire un pas en arrière et rester bloqués sur ce qui existe déjà.

Il s’agit également, en plus de la veille assurée par le GT, de rassembler des exemples permettant d’éviter les images d’Épinal, de critiquer de manière constructive les « éléphants blancs » plus coûteux que bénéfiques, et d’aider à déconstruire certaines idées reçues.

Pour cela, nous avons choisi d’avancer en direction de ce « Graal » des Fablabs qu’est la documentation, en pariant sur le fait qu’elle nous permettra de partager et de confronter nos différentes visions des actions écologiques, et de réfléchir et agir collectivement.

guide background

OBJECTIFS DE CE GUIDE

Dans ce guide, nous voulons traduire les actions, événements ou évolutions des membres/Lieux du RffLabs en Fiches/Tutos pour que leurs expériences servent l’apprentissage par le faire des makers, des écoliers et de monsieur et madame Toulemonde. Nous aimerions que ce savoir partagé puisse :

  • Faire évoluer les mentalités, les sensibilités, la manière de s’approprier les outils, faire prendre conscience des enjeux et des savoirs pour permettre de créer de manière autonome mais ensemble.
  • Apporter des outils et des réponses concrètes aux problématiques actuelles et futures.
  • Montrer aux Lieux comme au public comment se saisir et développer ces techniques et ces projets.
  • Proposer d’autres points de vue, d’autres manières d’agir pour le bien commun.
  • Mettre en lumière tout ce qui se fait dans le RFFLabs ainsi que toutes ses collaborations, ses créations de communs et le maillage permanent que nous créons ou auquel nous participons.

COMMENT L’AVONS-NOUS PENSÉ ?

Nous voulons ce guide comme un outil clef en main pour les fabmanagers mais aussi comme une ressource permettant de rendre accessible à tous la mise en place de projets utiles, à l’échelle individuelle ou collective.

Pour cela, nous avons défini 3 grands axes de réflexion illustrés par des Fiches « mode d’emploi » rangées par ordre alphabétique :

  1. Une partie sur la réparation, la fabrication et ce qui gravite autour. Sujets fondamentaux quand on sait combien le gaspillage ou la pollution sont connexes.
  2. Une partie « verdure » sur ce qui touche à la pédagogie autour de la nature et de sa chimie, en particulier la dimension alimentaire, ce qui concerne vraiment tout le monde. Cette partie démontre, s’il en est besoin, que dans les Fablabs on ne s’occupe pas uniquement, voire même principalement, de « numérique ».
  3. Une partie avec des modèles de changements d’habitudes à mettre en place pour le long terme. La contrainte est souvent contre-productive, et montrer que c’est réalisable est à notre avis autrement plus convaincant pour donner envie aux citoyens de s’y mettre.

Le guide est numérique pour limiter la consommation de bois et d’eau utilisés pour la fabrication du papier mais peut être imprimé. On peut le télécharger ou l’imprimer en totalité ou seulement la fiche qui nous intéresse. Il est fonctionnel comme un livre de recettes, mais comme le beau ouvre les esprits, nous avons mis un soin tout particulier à sa présentation.

Ce guide a vu le jour grâce à la mobilisation des membres du Groupe de Travail Écologie-Environnement du RFFLabs, mais aussi grâce au soutien des salariés de l’association (Constance Garnier et Alexandre Rousselet). Ce résultat n’aurait pas été possible sans la contribution financière de notre partenaire (historique) la MAIF, que nous remercions sincèrement.

Heureux de continuer à FAIRE ensemble, après le Guide de prévention des FabLabs en 2019 et la vidéo de Monsieur Bidouille pour démocratiser les FabLabs et Espace du Faire en 2020.

COMMENT LIRE LE GUIDE ?

Vous pouvez télécharger le guide sur ce LIEN

project image